Carnet de notes de Florence Trocmé

Exubérance du pouls

 

 

EXUBÉRANCE DU POULS
La mer est ouverte, comme jadis, et les entrailles, ces entrailles de roches et sables et ventres de baleine – ces cavités caverneuses et l’enfant perdu, infiniment solitaire au sein de la masse obscure, le fil de son chant, cette lampe pour lui de la voix – opposer note à note le clair de la voix aux grincements maléfiques et le poudroiement des sons des prés et des bois aux hurlements des loups et au croassement des corbeaux – l’éclair strie, fusent de partout fragments, éclats, branches et étincelles, feux de la vie et de mort si mêlés, jaillissement à se brûler, à joie et danses, allégresse des atomes, exubérance du pouls, afflux de l’eau dans le lit asséché et sang au bout des doigts gelés – s’étire la lumière sur la glace et dos rond en chat, se love pour mieux capter ce vent léger.

 

Source : poezibao.typepad.com