Métro, 10 heures du matin. Femme très jeune, en manteau noir élégant avec col de fourrure. Cheveux blond très pâle (teints), yeux bleus vifs, intenses. Sa peau est diaphane, lisse, presque parfaite, n’était un minuscule petit bouton près de la lèvre. Elle est totalement absorbée dans sa lecture, ses yeux en sont presque exorbités. Ses jambes, nues, entr’ouvertes, sortent de son manteau. Elle porte une jupe grise en soie ou en satin. Elle est toute dans sa tension vers son livre, visage tendu comme bu par le texte. Ses doigts longs et fins et ne portent aucune bague.
Soudain, je découvre une étiquette de prix au dos du livre (de poche) dont je n’ai pu déchiffrer le titre, 24,99 zl. Quid de ce zl, zlotys ? Alors, elle est étrangère. Je comprends mieux (ou bien j’interprète) ce léger sentiment d’étrangeté qu’elle me donne.
Le mystère d’une dame en noir
Source : poezibao.typepad.com
