Italie du Nord. Un village de montagne, dans une vallée très encaissée. Jamais de soleil en hiver pendant de nombreux mois. L’ombre, le froid, le gris….Mais là haut, sur le faîte des montagnes, souvent, la lumière. Alors, cette idée folle du maire, aidé de l’ingénieur. Un miroir. Un miroir là-haut où tombent les rayons du soleil, pour renvoyer la lumière vers le village. Très exactement vers le centre de la place du village. Ascension périlleuse de l’immense panneau de miroir, hélitreuillé. Les éclats violents qu’il renvoie en tournoyant au bout du câble. Et puis la pose, là-haut, du réflecteur. Et sur la place, miraculeuse, la flaque de lumière. Une flaque de lumière, quelques heures, pour l’hiver, pour passer l’hiver. Tout le village peut-il tenir dans le halo et pour cela doivent-ils se serrer les uns contre les autres ?
Et en contrepoint ces quelques vers de Mireille Fargier-Caruso sur l’œuvre de qui j’ai travaillé tout l’après-midi pour préparer la présentation que je dois en faire samedi prochain, à Saint Mandé
balancement
entre soleil et ombre
résiste le vivant
dans l’intervalle
libre