Carnet de notes de Florence Trocmé

Son 17 : les laisses du passé

Comment peut-on porter cousu dans sa mémoire le souvenir de ce qu’on a pas vécu ?

Comment peut-on dans un son trivial entendre ce ronronnement qui saisissait d’effroi ceux qui l’entendaient naître au plus silencieux de la nuit la plus noire ?

Comment cette basse sourde à l’orée de cette musique "de variété" peut-elle porter jusque dans ce café animé le bourdonnement allant s’amplifiant des bombardiers en approche au-dessus de Dresde ?

Source : poezibao.typepad.com